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mercredi 8 mai 2013

Frank Hülsbömer





Une découverte au hasard des clicks et aperçus, Frank Hülsbömer, né en Allemagne en 1968, qui produit un travail photographique (si, si), autant comme artiste que photographe commercial, dans un premier temps, des vues de matériaux et textures manufacturés prises et mises en scène dans la rue puis désormais des photographies entièrement composées en atelier, avec une lumière qui évoque les prises de vues de Elad Lassry, Barbara Kasten (largement présentés auparavant sur ce blog) ou Thomas Demand, et bien sur, un imaginaire 3D-image de synthèse comme les détournent Amélie Bertrand ou Maude Maris dans leurs peintures.


Ses vues sont des compositions rétro-futuristes constructivistes pour magazine de mode ou de design. Ce qui est très bien si c'est là qu'on sait encore REGARDER et se délecter de l'art de la couleur, des formes, des textures, bref de tout l'héritage de la peinture éparpillé dans tous les autres médiums. Tout n'est pas extraordinaire mais ça active beaucoup de choses qui donnent envie de travailler tout simplement.












Ce post fait partie d'une série de posts monographiques présentées ici.

jeudi 22 mars 2012

Supports d'impressions

Maxime Thieffine, Δανάη | Danaé, 2010, vue de l'installation aux Instants Chavirés, photographies et matériaux divers



Jean-Charles de Quillacq, Challenge Nathalie - sur Table et T-shirt, 2010 Vues de l'exposition à Bétonsalon, la moitié des choses
Aleksandra Domanovic, Untitled (30.III.2010), 2010, impressions jet d'encre sur papier A4 empilé

Robert Heinecken, photo puzzle, années 60


Brendan Fowler, summer 2011-fall 2011, Jet d'encre sur papier d'archivage, cadres en plexiglas

Maxime Thieffine, Georges, 2011, impression sur toile sur chassis

Hannah Sawtell, swapmeet (el-bahr al-mayyit mix), 2011 acier, verre,adhésif, caoutchou, transfert photo (images tirées et achetées de banques d'images)

Valerie Snobeck, Weight, 2011, miroirs, impression décolées sur plastique, bois, algues, etc ...

Virginia Poundstone, Miss Margaret Legge, 2012 impression sur métal et bois

Sterling Ruby, spectrum ripper, 2008 peinture en bombe sur toile et formica
Yngve Holen & Anne de Vries, installation pour l'exposition True Eye Sur View, 2011

Vue de l'exposition 1867 1881 1981, à Bodega, avec des oeuvres d'Elaine Cameron-Weir & Ben Schumacher, 2012
Trisha Donnelly, Oeuvres non identifiées, Vue de l'exposition à Portikus, Frankfort, 2010


Michael Riedel, vue de l'exposition chez Michel Rein, Paris, 2010

Sean Raspet, Untitled (Police Incident), 2010 - 2011, impression sur mugs


Détail de l'exposition de Guyton/Walker à Air de Paris en 2010

Sean Raspet, background process, 2010 installation à the Kitchen

Virginia Poundstone, Rhodedendron (Westpost Island), 2011

Blake Rayne, Slides, 2010, toile sur chassis, serviettes et pigments, métal
Cécile Dauchez, vue et détail de A quoi rèvent les chiens égyptiens ? 2010, Art-O-rama, 2010 (carreaux de plâtre trempés dans des bains de pigments)

Ian Wallace, in the street (Véronique), 1990

Gwenn Thomas, Abstract 24, 1998, impression sur toile 93 x 75 cm


Cécile Dauchez, Bas-reliefs (n°028) 2011, plâtre sur photocopies A4

Maxime Thieffine & Sarah Tritz, soleil froissé, 2011, encres et pigment sur platre, crochets,
impression jet d'encre sur papier collé au mur



Il se passe des choses en photographie, dans ses usages, supports d'impressions, logiques de visibilité et de matérialité, chers amis commissaires et critiques ... Un travail post-digital, c'est-à-dire après le numérique, hors de l'ordinateur mais pas question, bien sur, de le refuser. Hystérie de l'image photo-numérique qui se contorsionne et se dépose, s'étale, épouse, fusionne avec divers matières, échelles et angles de vues. Des aperçus de certaines pratiques pas toujours subtils au delà des effets techniques et d'autres qui les rejoignent de façon plus élargies.

lundi 22 mars 2010

Barbara Kasten, couleur construite



Je découvre sur le web cette photographe des 70's qui sera bientot exposée chez Almine Rech à Paris en mai 2010.

On comprend sa résurgence dans le contexte de visibilité des photos et travaux de Isabelle Cornaro, de la clique de Sutton Lane/Miguel Abreu (Eileen Quinlan ou RH Quaytman), ou bien de James Welling, Sarah Charlesworth ou des récentes photos de cocktails de Clément Rodzielski) ou même des expérimentations chromatiques de Wolfgang Tillmans...



Bien sur, rien de révolutionnaire, mais une façon proto-informatique de concevoir l'image, de mêler le mental (construit en studio) et le documentaire (la prise de vue analogique) en plus du charme du coté désuet et rétro de sa palette colorée qui en fait une sorte de Moholy-Nagy en technicolor/revue par Madame Yevonde

Images de Barbara Kasten, divers périodes et séries : son site perso ici et 2 galeries : Stephen Daiter, Yancey Richardson + Une Interview Vidéo plan plan ci dessous :

Barbara Kasten: The Edge of Vision Interview Series from Aperture Foundation on Vimeo.

mercredi 29 juillet 2009

Guyton \ Walker déception




Guyton \ Walker à la Galerie Air de Paris : Expo très attendue pour moi, excitation et finalement sentiment d'étouffement, de saturation gratuite et même de lourdeur et d'insistance, de manque réelle de subtiltié, de rapport bète à l'espace, à insister sur la question de l'impression comme technique : l'aplat, le support, les motifs répétés (noix de coco ouverte, banane, damiers, oranges) et variés en échelles, chromatisme et supports (pots rond de peinture ou toiles ou plaques de placo) stratifiés/superposés (visés au murs, imprimées sur toiles, posées sur des pots ou en oblique glissant du pot de peinture vers le sol). Tout cela crie et souligne : fait sur Photoshop, scans et impressions, image passées par l'ordinateur : On dirait du Erro, saturé, malade et symptomatique plutot que commentaire et mise en scène d'une ère cruelle de l'image et de la couleur.






Flux et surabondance sont exposés et gavés dans l'espace réduit de la galerie, sans toutefois éviter des maniérismes et des subtiltiés qui hors de cette surenchère feraient du bien mais ici deviennent donc du fignolage, de la trouvaille ponctuelle sans cohérence d'ensemble et jeu d'équilibres.






L'image des fruits = biens de consommation, reférence à la nature morte classique et choix formel (noix de coco comme creux avec du liquide = pot de peinture, Banane comme équivalent de la signature phallique (Warhol) ou du pinceau de peinture, de la trace expressionniste sur une toile, orange comme symbole de lumière artificiel, l'énergie et donc symbole d'une certaine conception de l'art en bonne santé. Tout cela est bien pensé et organisé mais fatiguant et trop malin. Guyton qu'on connait plus moderniste et hard edge semble noyé là-dedans.




Les points positifs : l'interpénétration des oeuvres, des éléments qui constituent un groupe qui fait oeuvre. Même si leur différences ne semblent pas si essentielles. Le plaisir de voir méler objet, surface de support de la couleur et signe. J'aime en fait surtout leur rapport à la question des leisn entre carré (cube) et rond (cylindre). Là, il y a de quoi manger et apprendre. Plaisir de voir assumés l'art sorti de l'ordinateur, même s'il s'agit d'expressionnisme fait à la souris, ce qui ne me semble pas d'un apport très réjouissant. Et même plutot naif.