Affichage des articles dont le libellé est nu. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nu. Afficher tous les articles

mercredi 21 août 2013

Sexe


Oui, parce que l'art contemporain porte aussi des traces de la vie réelle des corps, de la conscience des formes dans/depuis la matière : un article pour suivre et répondre par ailleurs à la presse hebdomadaire et mensuelle avec ses innombrables et systématiques numéro d'été/special sexe ... toujours à partir d'un montage d'images et oeuvres vues au musée ou dans des expositions, sur internet, dans mon ordinateur ou dans ma bibliothèque récemment.
 
 

Guillaume Leblon, Nouvel Ange (au foulard), 2013, plâtre et coton



Ryan Foerster, photographie non identifiée
Paul Soldner, Kimono Series n°41, 1984, raku et oxydations polychromes
 
Mireille Blanc, jupe, 2013 huile sur toile




Clément Rodzielski, non identifié, 2012
Francesca Dimattio, orgy pot, 2012, porcelaine


Raoul Haussmann, étude de nu, 1931, photographie
Raimer Jochims, Eleusis, 2006 acrylique sur aggloméré


Tornbjorn Rødland, Untitled, 2009-2013 c-print
 
 
Levrette, vers 1750 faience (Musée de la Céramique de Rouen)


(visuel supprimé à la demande de l'artiste)

Tricia Lawless Murray, tarnished pearl, 2011


 
Lamarche-Ovize, ami, 2013, céramique émaillée



Christopher Williams, Setting the aperture, 2012 EXAKTA Fig-5 ...


Robert Suermondt, non identifié, peinture sur toile
 
Sofi Zezmer, All-Inclusive-LS1, 2011 plastique et metal
 
James Viscardi, Balls, 2013 huile sur toile


Lizzie Fitch, Credit Smear, 2012 matériaux divers
 
Rolf Nowotny, sex, 2012, verre, fixation en metal, ruban


Rolf Nowotny, Arching Back Bended Knees (detail), 2012 aluminium peint et sous-vétement 


Clément Rodzielski, non identifié, 2013, tirage photo présenté dans l'exposition "10 nouveaux A", à la Maison d'Art Bernard Anthonioz, Nogent sur Marne
 
 

dimanche 12 mai 2013

John C. Kacere

John C. Kacere (né en 1920 et mort en 1999) est un peintre hyper réaliste américain parmi tant d’autres, qui a eu (?) son heure de gloire dans les années 70, assez peu (ou pas du tout) vu en France (Gérard Schlosser avait pris le créneau ?), évidemment déconsidéré car figuratif, représentant des corps féminins, des corps colorés et sexy (tout ce qui est très très mal vu de notre milieu, qui, bien sur, vit dans un monde asexué, noir et blanc, objectif, etc…). Bref rien de correct politiquement, mais qui a bien des choses à nous enseigner sur l’art de regarder, sur la naissance du regard dans les plis du corps, sur la peinture comme pigment sur du tissu, sur la tension du regard et d’une toile, sur le net-flou, sur le cadrage et les vertus du trompe l’œil.


Judy, 1982


non identifié



Loretta, 1979



non identifié


Jutta, 1973, huile sur toile


non identifié


non identifié

Joni, 1990


Smith, 1972


non identifié


non identifié




non identifié

Technique qui consiste bien-sûr en une observation amoureuse et une analyse microscopique du réel pour ensuite traduire-transcoder cela dans une technique et dans le regard que le spectateur portera au travers de cette technique sur un sujet particulier. Tout à fait ce qui préoccupe Thomas Ruff et Vik Muniz par la photographie ou Roy Lichtenstein et Chuck Close en peinture. Ce travail ne me semble pas si éloigné de celui de la Picture Generation, sans le même rapport politique au plaisir visuel évidemment (car n’utilisant pas les mêmes outils, Kacere peint avec des pinceaux, à poils, comme Ingres). Aucune complaisance (élimination des visages), frontalité, sérialité et variations tout à fait Morandiniennes ...




Comme les Screen tests (portraits filmés) de Warhol, chaque « portrait » évoque un univers formel, un style et une époque, selon la croyance dans le principe que chaque corps/visage porte un imaginaire formel virtuel. Ici une toile évoquera les coulures de Jules Olitski, le chromatisme d’un Jean-Baptiste Oudry ou les dessous d’un Sargent ou annoncerait même les fictions corporelles-temporelles de John Currin.


Ce post fait partie d'une série d'articles monographiques présentés ici.

mardi 7 février 2012

Eugene Von Brunenchenhein



J’ai découvert il y a quelques jours sur le net en cherchant tout autre chose, cet artiste américain, né en 1910 et mort en 1983. Il fait partie de l’outsider art, pas du coté, fou/handicapé, mais comme autodidacte : n’ayant pas exposé de son vivant, faisant les choses en cercle clos, mais avec énormément d’engagement et de cohérence : un moderne malgré lui. Produisant des peintures abstraites, photographies de studio (des nus de sa femme Marie) et petites sculptures faites d’ossements de poulets (années 70) et quelques céramiques. Vus sous un œil contemporains, les 3 médiums et types de productions mises en relation s’électrisent et stimulent l’imaginaire et l’attention aux formes, alors que isolément, sans doute moins. Mais justement, cet artiste fait aussi écho à d’autres manières de faire de l’art, de se penser soi dans la vie, de penser la production dans la vie, son économie (sexuelle et financière), mais aussi le rapport à l’intime, aux formes, à l’histoire de l’art. Bref de bousculer un peu l’image qu’on a de soi même quand on regarde ce qu’on fait comme art et de l’assumer sans l’orthonormer pour rentrer dans les clous du contemporain : comme Nauman, Tuttle, Thek, Conner, Kelley, Rondinone l’ont fait pour nous, un peu plus tard que Bruenchenhein ou Klee un peu avant. Il a été exposé par Szeemann lors de la Biennale de Lyon 1997.



Pour résumer, il a toujours beaucoup écrit (de la poésie), s’est intéressé à l’horticulture (voir ses formes qui évoquent Blake, Ernst ou Matta), il crée des années 40 (photos et céramiques) aux années 70. Il sera boulanger pour vivre. Sa peinture date des années 50 (vision psychédéliques et nucléaires) s’arrête puis reprend dans les années 70 avec des architectures utopiques. Il peignait à plat sur une table, le soir ou la nuit, sous éclairage électrique donc. D’abord avec des pinceaux puis rapidement avec ses doigts et divers outils de boulangerie qui lui permettait de gratter, frotter, peigner, étaler les pigments.







Je renvoie sur le site officiel, qui met à disposition des scans 300dpi de ses peintures, des images et des infos avec générosité, ou bien, le site d’une galerie qui le représente.