vendredi 17 décembre 2010

Abstractions post-digitales

Loin de la narration ou du commentaire social, loin des néo-conceptuels et conceptuels romantiques, d'autres travaillent calmement la couleur, la surface, le regard et la cognition de l'image, ses nouveaux modes d'apparition et de matérialisation, car, faut-il le rappeler l'image n'existe pas sans corps : corps pour la (sup)porter, corps pour la regarder ...



Valérie Snobek, Circulation, 2010, miroir partiellement effacé, impression sur adhesif, détails de l'expo à la Renwick gallery









Roger White, 3 peintures de la même série, sans titre, 2010



Thomas Hirshhorn, lay out #37, 1993







Shirley Jaffe, the summer flowers, 1990




Luke Rudolf, portrait#17, 2010


William T. Williams, Trane, 1969


Mariah Robertson, Gladiola Window RGB 1, 2007



Marc Devade, élément de la série des Encres, 1972


Alex Hubbard, square



Ellsworth Kelly, red green bleu, 1964 (angle)





Guy de Cointet, a new life, 1981






Blake Rayne, Slides, 2010




Sarah Braman, Portland Honeymoon, objets trouvés, peinture, 2008








Hugo Markl, IQ black, 2009






Julien Pastor, collages d'intercalaires, 2009






Odili Donald Odita, vertical hold, 2008, acrylic sur toile






Gareth Long, untitled (Zooey) 2010






Marieta Chirulescu, Mixed Gradiens 1.5, 2010, c-print sur dibond




Marc Devade, élément de la série des Encres, 1972



Ruby Sterling, spectrum ripper, 2008






Amélie Bertrand, sans titre, 2009






Benjamin Hugard, oeuvre présentée dans l'exposition Auto-Station, à la Station, Nice, 2010








Vue de l'exposition : Besides, With, Against, and Yet: Abstraction and the Ready-Made Gesture
à The Kitchen
, NYC, 2009 (oeuvres de Patricia Treib, Untitled (Pages), 2009; Alex Hubbard, How to Smoke on a Plane (RF7), 2009; Jessica Dickinson, Here, 2008 Bones, 2009)







John Bock, sans titre, 2010


Cory Arcangel, photoshop CS 110 by 72 inches, 300 DPI ... , 2009




Roxane Borujerdi, non identifié (exposition Quatre à quatre chez Lucille Corty), 2010

The art of shopping 2

Petite collecte d'images autour de scènes où les figures/personnages sont représentés en train de faire leur course ! Ou pour le dire autrement, où les personnages choisissent leurs costumes et accessoires : simulténament coulisses ET théâtre social. Degas invente ici un nouveau thème iconographique et pictural. Cette fois-ci DANS le magasin


Série de pastels : Chez la modiste, entre 1881 et 1886













Sur le même principe, mais pervers et tordu comme il se doit, la séquence du fleuriste (Podesta Baldocchi) du film "Vertigo / Sueurs froides" d'Alfred Hitchcock.

jeudi 16 décembre 2010

the Art of Shopping 1

Premier post autour de la représentation du magasin et de l'activité du shopping, coté vitrine/au dehors du magasin (August Macke) avant le post suivant sur l'intérieur (Degas). On n'est pas dans le display mais dans le mélange corps-objets, personnages-accessoire, point de vue-objet désiré ...





Lee Friedlander, Baltimore, 1968





August Macke, série de 1913, Vitrines de magasin - (titres à vérifier?), 1913 contemporaine de ses Promenades, vues urbaines en Suisse, après son passage parmi le groupe du Cavalier Bleu (1912) et avant son voyage au Maroc avec Paul Klee (1914)



Atget, magasin avenue des gobelins, 1925

mercredi 10 novembre 2010

Sister Mantos


Sister Mantos, Groupe de Los Angeles très
écoutable, queer pop délectable ... qq images en live ... et un extrait de Rose Poussière de JJ Schuhl (1972, Gallimard), pages 25 et 26 ...




"... jeunes garçons et filles refaisant ponctuellement le même geste, redisant inlassablement le même mot, comme la cire du microsillon redit des millions de fois un mot, un lambeau de phrase d'un groupe anglais. Détachement que donne la multiplicité — 23 000 paires de boots — Beauté instantanée due aux accessoires multiples et multipliés — Boots par exemple. Gardes mobiles, gardes rouges, groupes anglais.




Ce qui compte ce ne sont point les singularités qui se détachent d'une mode commune mais l'inverse : la lente montée d'un uniforme, le mouvement qui nous traverse, la perte de conscience individuelle, l'histoire sans moi, le monde moins moi, un geste sans auteur suspendu dans le vide et toutes ces choses qui sont la menue monnaie de la mort : gestes vite envolés ou au contraire sans cesse répétés, jeunes personnes — deux ou trois ou cinq — ensemble très guindé(es) et portant sur elles le signe évident quoique mince du dernier moment (mais comme on dit le dernier film : dans ce mot, la mode et la mort se joignent : dernier en date mais aussi y en aura-t-il un autre? La mort est la plus moderne des choses)






une façon justement d'être ensemble en des lieux très communs, de se mettre en jeu, de porter une écharpe, une façon américaine d'être belle en mangeant des endives braisées accompagnées d'une glace « Cassis Régnier Sundae » l'avant-bras appliqué et les yeux dans le vague. Et tout ce qui tend vers ce point dont la douceur est donnée dans un désespoir."




Caroline Heider

Caroline Heider, artiste et photographe allemande née en 1978 installée à Vienne où se trovue sa galerie : Winiarzyk et dont je découvre le travail via le Blog VVORK. Elle travaille sur le corps DANS/SUR la photo et sur l'image comme objet, matière physique, le pli, donc à suivre ...







C-print, collés ou/et pliés