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mardi 10 mai 2016

Soft Focus

Une série d'oeuvres que j'ai compilées depuis plusieurs mois, que j'essaie, pour moi-même d'identifier, de dénommer. Déjà, les réunir permet de se faire un accrochage virtuel, un montage, pour mieux voir ce qui s'y passe. Une sorte d'abstraction liquide ou floue, ni géométrique, ni informe ou matiériste, ni excentrique, plutôt du coté du gestuel, mais du geste, parfois lent, parfois rapide, souvent les deux en même temps. Bref ce qui se passe dans la peinture liquide, l'acrylique, qui se déploie ....


Dan Christensen, troubadour, 1988 acrylique sur toile


Friedl Dzubas, stone flower, 1961


Helen Frankenthaler, hurricane flag, 1969


Monique Prieto, on the other side, 1997, acrylique sur toile, 183 x 244 cm


Don Van Vliet, crepe white boat,


Patricia Treib, Batignolles, 2015 oil on vanvas, 182 x 137 cm


Maxime Thieffine, sans titre, 2016, huile et gesso sur toile


Dan Christensen, non identifié, 1968, acrylique sur toile

Robert de Niro Sr, still life with guitar, torso & 2 vases, 1971

Patricia Treib, pleat, 2015


Daniel Dezeuze, gaze 2


Robert Holyhead, untitled, 2015, aquarelle sur papier 21 x 15 cm


Maxime Thieffine, sans titre, 2015, huile sur gesso sur bois


Dan Christensen, sans titre, 1967


Helen Frankenthaler, bulleye

Vicente Esteban, sans titre, 1995



Robert holyhead, fold, 2015, huile, gesso et vernis sur toile, 55 x 33 cm


Duane Zaloudek, Milarepa VII, 1968, acrylic on canvas, 177,8 x 228,6 cm


Patrick Heron, janvier 1988

Helen Frankenthaler, window on santa fe, 1980


Helen Frankenthaler, vue d'atelier, 1956, Gordon Parks pour Life magazine


Katharina Grosse, sans titre, 2013


Friedl Dzubas, lotus, 1962


Monique Prieto, at the mend, 1990's


Molly Zuckerman-Hartung, yearn fun, 2012


Une abstraction alternative, sans dogme ni credo, qui est attentive à ses propres déploiements, son devenir image, mais image d'une autre définition/focale, d'un autre niveau de culture, d'un autre niveau dans la culture et le rapport au langage.

dimanche 20 mai 2012

La manifestation

une exposition personnelle de Maxime Thieffine
à la Galerie Stork à Rouen
du 25 mai au 30 juin 2012
vernissage le 25 mai 2012 à 18h
storkgalerie.blogspot.com




Pas de références de connivence, pas d’alibi socio-politique, ni de coup de force spectaculaire ou de concept malin. La manifestation est une exposition d’images à voir, d’images sous forme de fichiers numériques, manipulés et imprimées sur du papier de différentes qualités, selon diverses économies, à multiples échelles et installées dans l’espace.

J’ai imaginé une étymologie au terme de manifestation : combinaison à la fois de la main, du faire et même de la fête, pour que l'exposition soit l’expression publique d’un rapport manuel et subjectif à l’image photo-numérique.


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En accompagnement de l'exposition, j'aimerai évoquer des lectures qui m'ont permis de préciser mon rapport à l'image numérique dans l'ensemble de ma pratique, en particulier celles du théoricien américain William J.T. Mitchell. C'est à la suite de mes lectures de Hans Belting (et ses remarques sur l’art de la Réforme) et de Norman Jay (sur le dénigrement de la vue dans la pensée française) que je suis tombé sur Mitchell. Il a alors mis le doigt sur un impensé actuel dans le monde de l’art français : le dénigrement de l'image. Mitchell parle des images comme d'une minorité discriminée, exploitée par le commerce et méprisée ou abusée par les artistes et les intellectuels. Il utilise les leçons des cultural studies fondées sur la défense de la parole des minorités (sexuelles ou raciales) pour les transférer sur les images elles-même, considérées comme minorité censurée, manipulée et discriminée. "Il ne faut pas confondre ce que veut l’artiste-producteur de l’image avec ce que veut l’image, sachant qu’elle-même ne sait peut-être pas bien ce qu’elle veut" dit-il. Mitchell demande au spectateur de faire attention à la place qu’il lui accorde en lui-même, à la façon dont il fait résonner et donne voix à un désir qui transparait d’elle, mais sans se tromper : «Les images veulent les même droits que le langage, et NON ETRE TRANSFORMEES EN LANGAGE».

 
Voir donc! Utiliser son propre corps pour voir, pour faire face à une présence autant qu’à une représentation. Faire face à l’image: pas facile, silencieux, malaisant. Voir, c'est échanger avec elle, mais échanger quoi ? L'image est un arlequin, qui joue avec nous sur plusieurs plans à la fois (formes, couleurs, désir, langage, durée); elle est traversée de multiples paroles. Elle aussi est un corps fait d'une matérialité plurielle: elle est pixels, pigments, papier, encadrement, elle a un poids et une taille, solide ou fragile, des couleurs et des matériaux. Elle est un corps animé, instable et en demande d'une part en nous.


"Les images sont marquées par tous les stigmates de la personnalité et de l'animation : elles exposent à la fois des corps physiques et virtuels; elles nous parlent, parfois littéralement, parfois de manière figurée; ou bien elles se retournent vers nous en silence par delà l’abîme qui les sépare du langage. Elles ne présentent pas qu'une surface, mais aussi une face à laquelle se confronte le regardeur. […] C'est aussi la raison pour laquelle je déplace la question de ce que font les images vers ce qu'elles veulent, du pouvoir au désir, du modèle du pouvoir dominant auquel il faut s'opposer vers le modèle du subalterne qu'il faut interroger ou (mieux) inviter à prendre parole. [...] Ce que veulent les images ne correspond pas au message qu'elles communiquent ou à l'effet qu'elles produisent - et ce n'est pas non plus identique à ce qu'elles disent vouloir. Comme les personnes, les images peuvent ne pas savoir ce qu'elles veulent; elles doivent être aidées pour s'en souvenir, par le biais d'un dialogue." Je rajoute : un dialogue à trois !


Dialoguer: la plier, la tordre, la déplacer, la trouer, la rouler, la coller, la regarder. Explorer amoureusement son corps pour la mettre en relation avec ce qui l'entoure, l’espace réel, son échelle, le relief des murs, la texture et couleur du sol. Voilà le troisième terme. Il n'y a pas seulement elle et moi mais l'espace commun où nous nous rencontrons. Et un quatrième terme, aussi mouvant et capricieux, le spectateur, qui prolonge et ajoute sa part à cet échange. Echange de nos places oui, de parties de nos corps sans doute. Alors, nous pourrons enfin observer les formes que DONNE la relation entre l’algorithme du Jpeg et les matériaux qu'elle représente, comme la fibre végétale, la roche, le plastique, le textile ou le corps humain, entre autres.


Maxime Thieffine, mai 2012
 
 


Toutes les citations sont de William J.T. Mitchell. Pour une introduction à ces questions, je recommande Penser l'image (2010), ouvrage collectif dirigé par Emmanuel Alloa aux Presses du Réel où sont traduits Mitchell et Belting.

vendredi 25 mars 2011

Penser l'image

Gauguin, nature morte avec profil de Laval, 1886

JL Moulène, Ramona Amsterdam, 2004


Achat et Lecture de Penser l'image (publié fin 2010 aux Presses du réel), et plus particulièrement lecture des très bons textes de Gottfried Boehm, Hans Belting, Georges Didi-Huberman (et je n'ai pas encore tout lu) et surtout W.J.T. Mitchell qui m'a vivifié, rassuré (sentiment de ne pas être le seul à penser ce qu'on pense) et qui a formulé beaucoup d'intuitions personnelles.



Son essai, Que veulent réellement les images? "vise à localiser le désir des images, ce qu’elles veulent». Oui, il formule l'hypothèse que les images désirent ! Avec ce que cela entraine de personnification et de subjectivation des images qui les ramène vers le fétichisme, l’animisme et le totémisme, ce que la raison (et la modernité) n'aime pas trop. Avec ce que cela comporte donc de «régressif» (au sens péjoratif) pour la pensée et la philosophie de l’esthétique.


Mitchell assume tout à fait cette péjoration et lutte contre, il se sert ici des cultural studies et des études qui se sont fondées sur la défense de la parole des minorités, (sexuelles ou raciales) pour les transférer sur les images elles-même, considérées comme minorité censurée et manipulée, bref, discriminée. On aurait ainsi prétendu parler à leur place. Il revient sur le mépris moderne et marxiste pour l’image: objet de manipulation des masses, son idolâtrie populaire, sa servilité publicitaire… pas fausses mais là-dessus, je renvoie à Didi-Huberman sur France Culture il y a qq. jours (qui parle justement de rendre sa puissance à l’image et donc de la nécessité essentielle de lutter par l’image contre les «mauvais usages» de l’image; comme on le fait avec les mots pour ne pas laisser les discours qui veulent confisquer/détourner certaines notions politiques et idéologiques).





Alain Boiffar, sans titre, 1930


L'analyse de Mitchell rencontre mes recherches sur l’image comme personnage (voir mon texte dans le catalogue de la série d'expositions du Bureau/ Un Plan Simple). L'auteur parle de la face/visagéité des images, qu’elles montrent des corps ou non. Il conçoit une image qui s’adresse à nous et qui apparait avec un corps, une image qui fonctionne comme un miroir anthropologique, faite de même et d'autres. Une pensée très stimulante du coup.


Maxime Thieffine, 22,7 Mo, 2010, photographie imprimée encadrée



Jean-Charles de Quillacq, Sophie Favier, 2010, photographie et argile auto-durcissante



Il met les pieds dans le plat en posant une opposition très vraie selon moi, entre l’image comme femme, et le porteur de regard/spectateur comme homme ! Si on laisse de coté les clichés sur le métal viril et le textile féminin, on est obligé de reconnaitre que ces associations existent mais qu'on peut en jouer et que ça se déplace sans cesse et que ca se mélange dans nos corps et nos pratiques. Cela engage énormément nos activités de fabricants d’images et de travail sur le genre, sur notre posture de genre, même notre conscience de genre dans nos choix de matériau, d'échelles de travail, de référents, de couleurs et de technicité, entre autres topos de la création.

Le terme de queer apparait chez nous en ce moment, mais je pense que ça va au-delà. Le choix des matériaux, de nos pratiques, la virilité ou fragilité qui leur est associée, la façon d’installer et de nommer nos œuvres disent et écrivent une posture de pouvoir et de rapport au masculin/féminin. C’est assez inconscient (voir le succès des artistes-architectes-ingénieurs-bâtisseurs-maquetteurs-géomètres-concepteurs) mais justement d’autant plus actif que cela agit en arrière-plan idéologique impensé.


Elad Lassry, pillow, 2010


Pour ensuite répondre à la question du titre : que veulent les images ? Souvent, dit-il, on leur fait vendre quelque chose : des produits ou, chez les artistes, des concepts. Ou bien on leur fait montrer comment leurs producteurs sont intelligents et cultivées ou habiles. On veut faire des images soit le véhicule d’un message soit un outil de pouvoir. Et les artistes sont les premiers à opter pour ces deux usages de l’image. Car véritablement, nous sommes tous confrontés à ceci : l’image doit capturer, captiver, retenir le spectateur. Si le spectateur passe trop vite dessus, c’est raté ! Les images veulent donc notre attention, elles nous veulent.



Goya, Nature morte à la tête de mouton, 1810



L’analyse de Mitchell déçoit ensuite car les images qu’il utilise en exemple sont des images de propagandes et affiches célèbres du 20eme siècle. Il les analyse avec informations et empathie et cela lui permet méthodologiquement de spéculer de façon très stimulante. Il parle d’un corps des images, d’images qui ont des trous, des orifices (yeux, bouches) et qui ont des mains qui veulent nous toucher. Il parle d’images vampires qui veulent que notre corps deviennent comme elles, qui veulent se déposer en nous et trouver en nous des acteurs aux personnages qu’elles proposent d’incarner. Donc en pleine logique chrétienne. A l’inverse, il passe évoque trop vite le désir sous-jacent de la modernité (à partir des formulations de Fried) de se débarrasser du corps et du désir dans l’image, ce qu'aurait dinc produit l’abstraction avec son idéologie de la pureté, de la transcendance, de l’esprit dominant sur le corps etc…



Kertesz, titre non identifié, 1937


Sarah Tritz, une rose n'a pas de dents, 2011, photographie



De façon plus subtile, à partir des montages textes-images de Barbara Kruger: il montre en quoi 3 paroles, 3 lieux d’énonciations cohabitent dans l'image: l’objet représenté, la photo-œuvre et l’artiste. Tous les 3 nous s’adressent à nous. Ils ne nous parlent pas seulement, ils sont présents et agissent. Mais Mitchell possède l’humilité et le recul pour se rendre compte que, encore et toujours, il ne travaille ici qu’au niveau du message, de la sémiologie. C’est là que sa pensée doit donc être relayée par des artistes, en acte, avec la conscience et les jeux (de rôles, de points de vue, etc) que cela ouvre. D’où mes recherches actuelles sur le masque : Qui est masqué ? Qu'est-ce qui est masqué ? Qui parle ? Que dit le masque ? Que dit ce qui est sous le masque ? Et sur les arlequins (comme bouches multiples – et pourquoi pas contradictoires - dans un seul corps).



Paul Klee, la flèche devant la cible, 1921



Il conclue tout de même en posant qu’il faut solidifier et légitimer « la fiction constitutive des images comme êtres animés », la notion de fiction de corps assigné à l’image, fiction d’un statut qu’elle prend pour s’incarner (dans un médium) et pour jouer pour/avec nous. Fiction qui appelle à s’ouvrir à l’interprétation, à l’échange avec nous spectateurs, car précise-t-il, "il ne faut pas confondre ce que veut l’artiste-producteur de l’image avec ce que veut l’image, sachant qu’elle-même ne sait peut-être pas bien ce qu’elle veut". Donc c’est plutôt un appel à la vigilance de notre regard qu’il élabore.


Il s’agit surtout de faire attention à la place qu’on lui accorde en nous, à la façon dont on fait résonner et dont on donne voix à un désir qui transparait d’elle, sans se tromper : «Les images veulent les même droits que le langage, et NON ETRE TRANSFORMEES EN LANGAGE» (je souligne), il voit l’image, justement, comme une personne qu’on rencontre dans la rue et qu’on salue en soulevant son chapeau : "au fond, les images veulent simplement qu’on leur demande ce qu’elles veulent" et même, j'ajouterai le temps (en soi) et le respect d’écouter cette demande, par contre sans aucun ramollissement de l’analyse critique bien sur. Comme on le fait avec les personnes qu’on aime : exigence et empathie maximales.


Mitchell, ne fait qu'entrouvrir ce qui se révèle donc être une superbe piste d'approche des images, incluant les sciences humaines et l'analyse et en appelant l'inclusion des effets, du jeu intime et formelle dans l'image sur le spectateur qui prète son corps et son esprit à l'image qui s'adresse à lui.




Fernand Léger, nature morte, 1927, Musée de Berne



Graham Little, rose lady, 2010, crayons de couleurs et gouache, 27 x 31 cm




Merci donc aux éditeurs de cet ouvrage, Emmanuel Alloa aux Presses du réel pour ces traductions d’auteurs rares en France. Je recommande un livre que Amazon vient de me livrer: de WJT Mitchell, What do pictures want ? (the lives & loves of images) University of Chicago Press, 2005, en anglais donc et en cours de traduction. Ceci s’adresse aussi à tous les acteurs actuels de l’art qui ne pensent que par le texte, le discours, le livre, le papier et le document, bref qui sont devenus aveugles aux formes, des spectateurs aveugles maigres, pales ET bavards. Pour tracer cette généalogie du mépris intellectuel pour l’image que je ressens tant en France, Mitchell cite d’ailleurs le livre de Martin Jay: Downcast eyes, the denigration of vision in 20th century french thought, 1993, University of California Press, à lire donc. Ce sont donc les californiens (!) qui nous rappellent qu’il ne faut point être trop anti-rétinien et ne pas oublier de faire usage de ses yeux (croire aux pouvoirs de la caméra et du cinéma comme le fait Godard). Il s'agit simplement de savoir être multiple, chercheurs et lecteurs mais aussi de prendre le risque de faire face aux images, de poser son corps devant en silence. C'est un vrai risque, celui d'être troublé. Beaucoup d'œuvres permettent de parler et de raconter des tas de choses (on adore tous ça), mais ne tiennent pas en face d'un corps qui la regarde ou sont ridicules comme organisations formelles. A vouloir trop échanger, on oublie ce sur quoi on voulait échanger et qu’il existe des objets-œuvres face à nous, pas que des mots en(tre) nous (je renvoie ici à mon post sur les expos qui n'ont pas eu lieu en France en 2010)

jeudi 13 janvier 2011

Les expos que je n'ai pas vues en 2010

Une petite liste d'expositions que je n'ai pas vues en 2010 (mais aperçues grace à internet), pas vues ici sur Paris (un non-best-of, plutot un "most-wished") : ce qui veut aussi bien dire qu'elles ne se passaient pas à Paris mais aussi qu'il est dommage que de tels sujets (d'expos/de réflexions) n'aient pas donné lieu à des expositions sur Paris. Pourquoi donc l'image ne travaille-t-elle donc pas nos commissaires, critiques et organisateurs divers alors qu'elle agit et travaille nos comportements, nos jugements, opinions et gouts à un point inouï ? Pas sérieuse sans doute ? suspecte ? trop facile ? séduisante ? dangereuse ? Complexe ?








Painting : process & expansion, des années 50 à nos jours

Au MUMOK de Vienne, cet été 2010, organisée par Edelbert Köb et Rainer Fuchs. Sur le jeu et les gestes et le rapport de la peinture à l'espace, entre autres bien sur... j'imagine un grand plaisir raté que cette expo ... avec Robert Rauschenberg, Robert Morris, Joseph Kosuth, Karel Malich, François Morellet, Max Weiler, Alfons Schilling, Jorrit Tornquist, Imi Knöbel, Heinrich Dunst, Gerwald Rockenschaub, Adrian Schiess, Jessica Stockholder, Heimo Zobernig, Christian Eisenberger, Jackson Pollock, Yves Klein, Morris Louis, Arnulf Rainer, Hermann Nitsch, Max Weiler, Joseph Marioni, David Reed, John Baldessari ...





Besides, With, Against, and Yet: Abstraction and The Ready-Made Gesture

à la Kitchen Gallery, New-York, commissaire : Debra Singer. qui a eu lieu du 13 novembre 2009 au 16 janvier 2010. Une exposition de peintures récentes, sur le traitement de surface, l'échantillonnage et leur traitement historique revisité (on revisite le pop et l'art des années 70 ici, loin de notre sempiternelle modernité, modernisme, etc). Mais la peinture joue aussi des glissements de médium, de surface comme supports glissants, transitoires et donc questions ici d'écrans.

Avec les artistes : Richard Aldrich, Polly Apfelbaum, Kerstin Braetsch, Ana Cardoso, Jessica Dickinson, Cheryl Donegan, Keltie Ferris, Wade Guyton, Jaya Howey, Alex Hubbard, Jacqueline Humphries, Jacob Kassay, Jutta Koether, Nate Lowman, Seth Price, R.H. Quaytman, Blake Rayne, Davis Rhodes, Cheyney Thompson, Patricia Treib, Charline von Heyl, Kelley Walker













The mass ornament à Gladstone Gallery

Une exposition de John Rasmussen avec les oeuvres de : Patricia Esquivias, Matias Faldbakken, Jay Heikes, Patrick Hill, Lisa Lapinski, Nick Mauss, Michaela Meise, Silke Otto-Knapp, Maha Saab, Gedi Sibony, Alina Szapocznikow, Ned Vena, John Williams and David Zink Yi. Selon le CP : des oeuvres qui déjouent la spécificité du medium (avec de la peinture sculpture photo vidéo) par des jeux de surfaces, tiens tiens ...












The Original Copy: Photography of Sculpture, 1839 to Today

au MOMA, New-York du 1er aout au 1 er novembre 2010

Une exposition organisée par Roxana Marcoci sur la relation entre photo et sculpture avec les sculptures trouvées dans la rue par Atget ou Brassai, la mise en scène de la sculpture par Rodin et Brancusi, la copie originale de Duchamp élaborant des reproductions portatives de ses oeuvres, le mélange entre animé et inanimé confondus en photo ... Riche et hyper galvanisant je suppose , avec des oeuvres de Eugène Atget, Hans Bellmer, Herbert Bayer, Constantin Brancusi, Brassaï, Manuel Alvarez Bravo, Claude Cahun, Marcel Duchamp, Fischli & Weiss, Robert Frank, Lee Friedlander, Robert Gober, David Goldblatt, Rachel Harrison, Hannah Höch, André Kertész, Man Ray, Bruce Nauman, Charles Nègre, Gillian Wearing, Hannah Wilke, et Iwao Yamawaki, etc ...

L'expo sera présentée du 25/02/2011 au 15/052011 au Kunsthaus de Zürich








False / Divide : representations of abstraction in a few photographic works

à la Galerie Miguel Abreu cet été avec des oeuvres de Matthew Buckingham, Moyra Davey, Liz Deschenes, Zoe Leonard, Sam Lewitt, Eileen Quinlan. Le sujet qui me passionne ces temps ci ...









Your history is not our history, à Haunch of Venison, New York

du 5 mars au 1er mai organisée par les artistes David Salle & Richard Phillips. Une expo qui mèle peintres figuratifs des années 80 hommes (Schnabel, Clemente, Fischl, Basquiat, Winters et Dunham) avec des photographes femmes (Lawler, Levine, Sherman, Simmons, Holzer et Kruger) ils réunissent des contemporains alors opposés (peinture commerciales / art critique) ou associés sous l'étiquette de post-modernes appropriationnistes pour y valoriser un rapport profond à la solitude !? Mystérieux mais intriguant, une façon de réunir hommes et femmes alors séparés ? Une réappropriation par les artistes de leur jeu dans l'histoire ?

Avec des oeuvres de Donald Baechler, Jean-Michel Basquiat, Ross Bleckner, Francesco Clemente, Carroll Dunham, Eric Fischl, RobertGober, Jeff Koons, Barbara Kruger, Louise Lawler, Sherrie Levine, Malcolm Morley, Richard Prince, David Salle, Julian Schnabel, Cindy Sherman, Laurie Simmons, Phillip Taaffe, Terry Winters and Christopher Wool.








Transfer: Pictures in a Remix Culture

à la HENRY ART GALLERY, new York, d'octobre 2010 à janvier 2011

Organisée ^par Sara Krajewski

Mis en jeu du rapport à l'appropriation, récupération, recontextualisation et manipulation de l'imaginaire photographique... Avec des oeuvres de Sean Dack, Karl Haendel, Jordan Kantor, Matt Keegan, Carter Mull, Lisa Oppenheim, Marlo Pascual, Amanda Ross-Ho, Sara VanDerBeek, Siebren Versteeg, Erika Vogt, Kelley Walker













à la Galerie Cherry & Martin à Los Angeles cet été.

Le titre est tiré d'une citation de Mc Luhan parlant du rapport de l'image publicitaire avec l'inconscient de son spectateur, donnée prise en compte par les artistes présenté(e)s dans l'expo, principalement autour du travail de collages photo de Robert Heinecken (entre 1969 et 1999) et d'artistes contemporains plus jeunes : Erik Frydenborg, Nicolás Guagnini, Wade Guyton, Leigh Ledare, Amanda Ross-Ho, Collier Schorr.








A Regen Projects, Los Angeles, cet été 2010

Organisée par Walead Beshty


Avec les oeuvres de Tauba Auerbach,,Thomas Barrow, Carol Bove, Troy Brauntuch, Tony Conrad, Abraham Cruzvillegas, De Rijke/De Rooij, Liz Deschenes, Isa Genzken, Wade Guyton, Robert Heinecken, Charline Von Heyl, Karen Kilimnik, Imi Knoebel, Michael Krebber, Glenn Ligon, Erlea Maneros-Zabala, Albert Oehlen, Manfred Pernice, Seth Price, Richard Prince, Josephine Pryde, R.H. Quaytman, Eileen Quinlan, Miljohn Ruperto, Cosey Fanni Tutti, Kelley Walker, James Welling, Christopher Williams, Christopher Wool.