vendredi 30 octobre 2009

OCTOBRE 2009 - POP 5

Les plus écoutés ce mois-ci :

Delay Trees : about brothers (soft construction EP)
Boy 8-bit : baltic pine
Julian Lynch : banana jam pt 1
Sound of Arrows : in the Clouds
Still Going : Spaghetti circus


jeudi 29 octobre 2009

Fever Ray




Une petite collection d 'images du groupe suédois Fever Ray, formé par la chanteuse de The Knife, Karin Dreijer avec son frère Olof. L'album est sorti en mars dernier. Fever ray exhibe un look et une musique électronique pas révolutionnaire mais original dans un style limité : pop electro, sombre et gothique, filiation Siouxsie & the Banshees dans ses moments les plus orientalistes et arabesques folk. La vidéo de When I grow up, ridicule dans le shamanisme gothique mais très pop dans sa naiveté et son premier degré. Des structures de chansons difficiles à percevoir, entre incantations sinueuses et ambiances de resto chinois cheap qui peuvent rappeler les synthés de Japan. Cet article pour souligner son look et cette façon de s'afficher en monstre glamour et hippie chic, qui actualise ce que pouvait faire Bjork il y a bien longtemps. Elle n'en passe pas par le visage et ose la fiction d'un corps chantant en scène, d'un personnage donc (et non d'un artiste auteur-compositeur), d'un corps de cabaret dans la tradition de Bowie en Ziggy ou de Jackson pour Thriller. Chant performé et art multi-média bricolé qui a bien compris la nécéssité d'une valeur ajoutée au fait d'aller voir un concert pop ou d'aimer une artiste qui travaille son site, son look, ses pochettes, ses photos ... Un vrai art brut et pop du marketing.


http://en.wikipedia.org/wiki/The_Knife#Fever_Ray



mercredi 28 octobre 2009

Frieze Art Fair 2009

Un accrochage-souvenir de la promenade à la Frieze Art Fair 2009 de Londres. Ce serait trop long de tout nommer : une rapide checklist des images :

Hilary Lloyd, vue de la multi-vidéo-projection : Studio 2
Picabia, portrait de Suzanne, 1941
Marlene Dumas, Hiroshima mon amour
Cathy Wilkes, mummy's here
Ajit Chauhan, pochettes de disques grattées
Richard Tuttle
Sarah et Richard, dans un coin de ma tête
Wilhem Sasnal, une nouvelle peinture
Jack Strange, installation pour la section FRAME
Catherine Story, rose III, peinture sur carton
Jack Strange, installation pour la section FRAME (2)
Paravent, artiste non identifié
Isa Genkzen, détail
Gerhard Richter, overpainted photograph
Lisa Lapinksi, love tennis center (1 sur les 4)
Ramin Haerizadeh, today's woman (collage)
Isa Genzken, totem
Mark Manders, 4 détails multiples d'une sculpture en bois, corde et tissu
Erwin Wurm
Julian Opie
Christophe Ruckhäberle, 2 dessins de la série des 50 "Emmerdeurs Futuristes"
Lisa Lapinksi, détail
Richard Tuttle à nouveau (détail)
Kitty Krauss, untitled (cloth) (tissu noir au sol)
Karla Black, détail
Erwin Wurm, en gros plan (tissu rose sur métal)
Richard Tuttle
Christian Ward
et le tout debout sur un tabouret, le détail d'un Rachel Harrison



mardi 27 octobre 2009

Vibration Optique


Vu sur le quai de la ligne 10, RATP, station Sèvres Babylone, octobre 2009

mercredi 7 octobre 2009

CARESSES ANATOMIQUES


Oscultation du travail : Vues de l'exposition en cours : Caresses anatomiques au Commissariat, Paris 11e ... avec variables lumineuses & colorimétriques et point de vue subjectif ... mais c'est normal, pas d'art sans cela !!!

jeudi 1 octobre 2009

Ugo Bosse







Vik Muniz, les démoiselles d'avignon

Forte impression que ces portes moyenageuses et cartoonesques de Ugo Rondinone vues chez Almine Rech à Paris ... Après coup qui dure et se prolonge et réverbère en mémoire lente dans mes souvenirs de ses oeuvres passées. C'est bien connu que Ugo ne cesse de re-faire ses oeuvres précédentes à chaque oeuvre, s'ouvrant lui-même un réseau de figures et de formes sans cesses reprises qui se camouflent également sous des renvois très précis à des oeuvres d'historiques d'autres artistes avec lesquels il entretient un dialogue. Sarah me souffle, fort à propos, que cette fois-ci, il y a du Philip Guston dans l'air, greffé sur du Walt Disney, car rien n'est simple dans la mémoire des formes ..




Donc, j'en profite pour faire une petite décompression visuelle de ces portes en déployant les oeuvres passées de Ugo qu'elles compressent, synthétisent et aplatissent :


Guston, reverse


Guston, peintures au sol



Franz West, Caiphas & Kepler, 2005
Franz West, deux larves, 2004

mercredi 30 septembre 2009

Septembre 2009 - POP 5

Pas beaucoup de temps pour la musique ce mois-ci, pour cause de caresses, mais quand même ...



PicturePlane : trance doll

Pharaohs : flash forward

Washed Out : belong

Deastro : grower / friends / forest arms

Housemeister : in order to dance

et la BO du montage de mon expo :
Shackleton / Appleblim / Peverelist LP Soundboy's Gravestone Gets Desecrated By Vandals (Double CD) (Skull Disco records)

jeudi 24 septembre 2009

Vitrine - mise à jour



mardi 22 septembre 2009

Vitrine en cours 1

Quelques photos de la mise en place ...



à suivre ...

vendredi 18 septembre 2009

Pierres, roses et citrons


C'est l'événement du moment, la ré-édition du premier LP des Stones Roses, sortie en 1989, disque magnifique que j'ai découvert en 1990-91, à la fin du lycée, un des derniers 33t que j'ai acheté chez un disquaire, en province. J'avais aussi les jeans baggy et la coupe de cheveux de Ian Brown, quelques T-shirts bariolés très Madchester/acid, enfin c'était mon idole/mon idéal masculin, que personne ne devait connaitre dans ma région à cette époque ...



J'ai découvert grace à Bernard Lenoir, le seul à diffuser ce type de musique à la radio en France, c'était le bonheur de découvrir ces mélodies à la guitares aiguisées et crystallines, tendance ligne claire MAIS sexy et arrogantes, tradition pop anglaise du Nord mais ouverte sur la californie des 60s, tendance Byrds/Buffalo Springfield (et post-Paisley Underground) que je découvre ensuite. Puis la voix de Ian Brown, sussurée mais tendue, dialoguant avec les guitares de John Squire qui n'a rien fait de bien depuis. Autour, il y avait les Happy Mondays et James et Primal Scream, the farm, flowered up ... c'est à dire des groupes venus de la new wave finissante (Stone roses : c'est quand même un nom gothique, très cimetière Smithesque), accros aux guitares 60s mais écoutant le son de la house et acid house et de la soul noire sans la copier bêtement. Jouer de la guitare le dimanche matin en se souvenant des beats house du samedi soir : une révolution ! Un résurrection de l'esprit jerk/swinging 60s en somme mais au présent. Le lien vivant entre l'ancien et le nouveau, le blanc et le noir, le pop et le rock, le rythme et la chanson, le gentil et le méchant ...





Bref, et depuis ce temps là je n'ai jamais cessé d'écouter cet album, toujours en entier, album à compléter du single qui a suivi Fool's Gold, sommet de groove psychédélique et sexuel, une trance réelle et suave, qui démarre de façon modeste et presque non remarquable mais une mélodie qui greffe New order et James Brown et ouvre un nouveau monde aujourd'huyi redécouvert par les américains de Lemonade, Primary One, Cut Copy, Fool's gold (bien sur), Passionpit dans une certaine mesure, et continué par les très mé-estimenés VHS or Beta

pour compléter, l'article récent des inrocks ainsi qu'une précieuse chronique historique de JD Beauvallet et la chronique de Pitchfork.

Les chefs d'oeuvres :